Bon à savoir!Le manioc: comment il permet a beaucoup de mamans africaines de nourrir leurs familles

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Parmi les aliments exotiques que l’on trouve dans les grandes surfaces à Montréal, le manioc gagne de plus en plus une popularité. Il est vendu presque partout. Sous d’autres cieux, en Afrique par exemple, c’est un aliment de base que bien des gens consomment quotidiennement.

Des commerçantes et consommatrices

Des paysannes effectuent des durs travaux champêtres pour cultiver le manioc. Des plantations à la table, le manioc passe entre les mains de plusieurs commerçantes, subissant par la même occasion d’innombrables transformations.

En effet, c’est aussi l’occasion de souligner que le produit « prêt à manger » se présente de plusieurs manières. Il est possible d’acheter les tubercules, comme on les trouve dans les centres commerciaux au Canada pour les apprêter à la maison. Cette cuisson-là, qui n’est pas la plus répandue, est rapide, comme pour la pomme de terre.

En Afrique les vendeuses proposent à leur clientèle du pain de manioc (la chikwangue). Une cuisson qui nécessite de longues heures de travail et le savoir-faire, comme celui des plantations, se transmet de mère en fille depuis des générations.

Ainsi, les cultivatrices, qui ont plusieurs cordes à leur arc, diversifient la présentation du manioc. Certaines se spécialisent dans la cuisson longue durée. D’autres encore se contentent de vendre les feuilles de manioc. Il convient de rappeler que le manioc se consomme de la racine aux feuilles. C’est aussi l’occasion de souligner que les feuilles de manioc, elles aussi, sont disponibles au Québec, mais cette fois-ci, il faut se rendre dans les épiceries exotiques.

Valeurs nutritives

La peau du manioc est marron foncé et sa chair est blanche. Riche en amidon, le manioc, de la famille des Euphorbiacées, est un féculent. Il contient des glucides, du magnésium, du potassium et de la vitamine C.

Informations additionnelles

La production mondiale de manioc est d'environ 250 millions de tonnes par année.

On trouve deux sortes de manioc : le Manihot esculenta, que l’on reconnaît par son goût amer, et le Manihot opi.

Comment consommer le manioc ?

Le manioc peut se consommer sous forme de pain que l’on appelle la chikwangue. Tel que mentionné précédemment, on peut bouillir les tubercules comme la pomme de terre. Les feuilles se mangent comme un légume appelé Saka-Saka ou Mpondu. La farine de manioc appelée foufou, qui est ajoutée à de l’eau bouillante, constitue un accompagnement pour les mets. La fécule de manioc (tapioca) est également utilisée pour compléter les recettes.

Mettez-vous au défi de remplacer la pomme de terre par les tubercules de manioc dans une prochaine recette, vous ne serez pas déçu.

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Ghislaine Sathoud

Née en République du Congo, Ghislaine Nelly Huguette SATHOUD est établie au Canada depuis 1996. Elle est détentrice d’une maîtrise en relation internationale obtenue en France et d’une maitrise en science politique complétée au Canada. Elle est aussi diplômée en criminologie de l’Université de Montréal.

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